Environnement et Ressources Naturelles : 21 partis politiques sur plus de 500 s’intéressent à la question en RDC

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Des révélations aussi bien décevantes que troublantes sur l’intérêt accordé par les partis politiques de la RD Congo aux questions environnementales et aux ressources naturelles alors que l’économie dudit pays repose essentiellement sur les ressources naturelles.

Au lendemain de la célébration de la journée nationale de l’arbre, la Commission Épiscopale pour les Ressources Naturelles de la Conférence Episcopale Nationale du Congo ( CERN/CENCO) a publié son rapport d’enquête intitulée « Regard des partis politiques et des confessions religieuses de la RD Congo sur l’environnement et les Ressources naturelles« . La cérémonie s’est déroulée dans la salle du Centre Culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

852L’activité a été ouverte par le discours de Mgr Sébastien MUYENGO, Evêque d’Uvira et Président de la  CERN/CENCO. Elle a connu la participation de l’Ambassadeur du Maroc, pays organisateur de la COP22, de l’Institut Congolaise pour la Conservation de la Nature (ICCN), des représentants de quelques ONGs tant  nationales qu’internationales, des représentants de la Société civile, de quelques partis politiques (U.NA.NA, UTCB, CDC, FONUS, CERI, MPD, CNB, ULDC, LD, Parti Chrétien des Congolais, et Proddige), de quelques confessions religieuses notamment la Communauté Islamique du Congo (COMICO), l’Eglises de Réveil du Congo (ERC), l’Eglise Catholique Orthodoxe, l’Union des Eglises Indépendantes, l’Armée du salut ainsi que des étudiants de plusieurs universités de la ville, parmi lesquels le Recteur de l’Université du CEPROMAD.

Des révélations décevantes

Le rapport révèle que sur le 517 partis politiques enregistrés jusqu’en août 2016 au Ministère de l’Intérieur de la RD Congo, excepté les 32 partis politiques ayant leur siège en province, seuls 186 partis politiques, soit 36% ont été trouvés à leur siège. Quelques uns ont une présomption de changement d’adresses mais ne l’ont jamais déclaré à l’autorité compétente alors que la plupart de ces partis font naître un doute sur leur existence486 sur terrain. Parmi les 175 partis politiques qui ont accepté de recevoir questionnaires d’enquête, seulement 89 y ont répondu.

Force est de constater que seuls 21 partis politiques sur le 89 ayant répondu aux questionnaires possèdent un département de l’environnement et ressources naturelles.

Du côté des confessions religieuses, le constat est aussi amer que dans les partis politiques. Sur les 22 confessions religieuses ciblées à Kinshasa, la moitié a réceptionné le questionnaire. Seulement 4 y ont répondu.

Gestion de l’environnement : les partis politiques et les églises peu intéressées

imagSelon ce rapport, il ne parait pas évident que toutes les questions liées à l’environnement quotidien et aux dégâts causés à la nature par la responsabilité humaine soient parmi les premières préoccupations des partis politiques et des confessions religieuses : pollution, gestion des déchets, constructions anarchiques causant des érosions, etc. Il en est de même des violations des droits humains causées par les entreprises transnationales. Et pourtant, beaucoup d’écrits des livres sacrés utilisés ne contournent pas la question. Concernant les formations organisées par les partis politiques, il ressort que le domaine de la politique et des élections viennent en première et deuxième position.

Recommandations

Quelques recommandations ont été formulées à l’endroit des partis politiques, confessions religieuses, au gouvernement, particulièrement au Ministère de l’Intérieur et aux jeunes. Aux partis politiques, la CERN recommande de s’intéresser à la question de l’environnement et des ressources naturelles et de créer des structures ad hoc en leur sein qui leur serviraient de bureaux d’études et d’élaboration de stratégies pour l’intérêt du pays et la promotion du bien commun. Aux confessions religieuses, elle demande de considérer que la question de l’environnement et ldmdjkddes ressources naturelles fait partie de l’évangile et de l’annonce du salut, leur bonne gestion est une étape sur le chemin de la rédemption. Le Ministre de l’Intérieur est appelé à veiller à la bonne application de la loi portant création et fonctionnement des partis politiques. Enfin la CERN encourage les jeunes à s’engager dans la formation et la recherche d’alternatives pour une bonne gestion de l’environnement et des ressources naturelles qui puisse garantir l’avenir.

Il faut noter que l’enquête a été réalisée pendant la période de juillet à Novembre 2016 avec le soutien financier de CCFD-Terre solidaire et CAFOD, la Caritas britannique. Les 82 enquêteurs ont été recrutés parmi les étudiants de 20 établissement d’enseignement supérieur et universitaire de Kinshasa avec le concours du Mouvement International des Etudiants Catholiques, section de Kinshasa (MIEC-Kinshasa).

CERN

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