RDC : La Banque mondiale a présenté le programme de développement vert de la province de Mai-Ndombe

Le bureau de la Banque mondiale en RD Congo à Kinshasa a présenté le  programme de développement vert de Mai-Ndombe au Commissaire spécial et à une quarantaine de notables cette province, lors d’un atelier organisé le lundi 23 novembre 2015. 

Cet atelier, animé par les experts de la coordination nationale de REDD+, dont Antoine Drouillard, Raphael Kasongo et Assani Hassani, a été ouvert par M. Douglas-Graham, chargé de projet de la Banque mondiale, sous la modération du professeur Bob Bobutaka du centre de l’information pour public.

« Le développement vert à l’échelle provinciale a pour but de mettre en place des alternatives à la déforestation et de récompenser la performance des actions  qui s’attaquent  aux défis du changement climatique, de  la réduction de la pauvreté, la conservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité », ont expliqué ces experts en REDD+.

Ils ont salué l’implication de tous les ressortissants de la province de Mai-Ndombe en vue de la sensibilisation de la population locale sur la gestion durable de la forêt de leur contrée.

« Car, ont-ils expliqué, la supervision de ce projet est assurée par un comité de pilotage provincial, composé notamment du Gouvernement provincial, des administrations décentralisées, du gouvernement central, des représentants du secteur privé, de la société civile et des peuples autochtones ».
Les revenus REDD+ du programme divisés en 3 fenêtres

En ce qui concerne le revenu, le programme génèrera des bénéfices carbone et non-carbone pour l’ensemble des acteurs. Le partage des revenus issus de la vente des Réductions d’émissions sera effectué afin de garantir un équilibre entre les bénéfices carbones et non-carbone de chaque acteur.

Le partage des revenus REDD+ du programme sera principalement divisé en 3 fenêtres : le paiement à la performance carbone des acteurs ayant obtenus les titres sur les réductions carbones ; le paiement à la performance proxy des communautés et des acteurs pour les activités d’intensification agricole, d’agroforesterie et de conservation des forets et ; la mise en réserve d’une partie des revenus pour permettre le réinvestissement dans des activités habilitantes, pour lever des fonds du secteur privé dans les différents plans d’affaires proposés par le programme, pour servir de mécanisme d’assurance en cas de sous-performance.

Pétrole et Coltan

Dans son allocution, le Commissaire spécial de Mai-Ndombe  Gentiny Ngobila Mbaka, a encouragé la Banque mondiale pour son engagement de la  gestion durable de la forêt  de Mai-Ndombe. Il a demandé à tous les ressortissants de Mai-Ndombe à « participer à la reconstruction de la nouvelle province ».
Les forêts de l’ancien district du Plateau ayant été détruites, le Commissaire spécial est appelé à lutter contre la destruction des îles qui dépendent du territoire  de l’ancien district du Plateau pour la culture des patates douces et du manioc ; des destructions qui ont provoqué la disparition des poisons dans le fleuve Congo au niveau des territoires de Bolobo et de Yumbi.
En outre, il doit réorganiser le service des archives provinciales et renforcer l’administration provinciale
Le Mai-Ndombe est une province de l’ouest de la République démocratique du Congo. Autrefois « district Léopold II » qui constituait le « domaine  de la Couronne, domaine privé du roi Léopold II de Belgique », le Mai-Ndombe, se trouve sur une nappe de pétrole dans les territoires d’Oshwe, Inongo, Kutu et Kiri.
La Commission nationale de l’énergie y avait découvert le Coltan à Bolobo et le diamant à Yumbi.

Le Potentiel

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