RDC: le Sénat recommande à Perenco de dépolluer la cité de Moanda

Le Sénat a adopté mercredi 20 novembre les recommandations de la commission ayant enquêté sur la pollution de la cité côtière à Moanda au Bas-Congo suite à l’exploitation pétrolière. Le Sénat recommande notamment à la société Perenco d’investir dans le respect des normes environnementales et de décontaminer le sol et les eaux de cette cité côtière.

Le président de cette commission sénatoriale, Flore Mosendu, demande aux autorités d’amener Perenco à assumer ses responsabilités pour le maintien de l’écosystème à Moanda:

«Nous voulons que le gouvernement puisse instruire de manière précise la société Perenco, qui est l’unique à faire l’exploitation pétrolière à Moanda aujourd’hui, de respecter les normes en matière de l’environnement. Il faut surtout de manière particulière capturer tout le gaz issu de l’exploitation pétrolière pour le retraiter, le liquéfier et, le cas échéant, le mettre à la disposition de la population locale comme source d’énergie alternative à l’énergie électrique

Les enquêteurs du Sénat affirment avoir constaté, selon les analyses, que le gaz constitue l’élément critique de cette pollution.

Ensuite, a poursuivi le sénateur Mosendu,  il faudra «que Perenco immédiatement à la décontamination aussi bien du sol que des eaux, parce que le niveau d’acidité de ces deux là est très élevé. La présence d’hydrocarbure est hors norme aussi».

Activités à MuandaLa commission sénatoriale exige également que le système de traitement que Perenco est en train de mettre en place –retraitement du sol souillé d’hydrocarbures – soit conforme aux normes environnementales. «Il dégage un gaz qui est nocif et cancérigène », a témoigné Flore Mosendu.

En 2008, des élus et des ONG avaient dénoncé la pollution de la ville de Moanda. Mais, la situation n’a guère  changé, selon la conclusion de l’enquête du Sénat.

Perenco contribue au budget de la RDC à hauteur de 7%.  Seul producteur pétrolier du pays, Perenco affirme sur son site que sa production a atteint les 28 000 barils par jour depuis la fin de l’année 2008, grâce à un investissement sur deux ans d’un montant de 75 millions de dollars.

Radio Okapi du 21 novembre, 2013

B