Revue de presse du 07 au 08 Août 2017

« La MIDEMA doit plus de 2,5 millions au trésor public pour non versement de dividende depuis 3 ans ! », écrit Le Maximum. Le ministère de l’Agriculture sollicite du gouvernement la levée de toute équivoque sur le montant des droits et redevances que doit payer la Midema, Minoterie de Matadi, depuis 2014. En tant qu’entreprise du Portefeuille, la Minoterie de Matadi doit verser au Trésor public ses dividendes via la DGRAD, direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et des participations. Hélas, à l’image de la plupart des sociétés d’économie mixte, la Midema n’honore pas ses obligations à terme échu. Ces trois dernières années, elle n’a rien versé à l’Etat en termes de dividendes. Aussi, le ministère de l’Agriculture réclame-t-il au bas mot 2,3 milliards de FC, soit environ 2.5 millions de dollars, à la Minoterie à titre de droits et redevances depuis 2014. Ce que ne reconnait pas l’entreprise. Et dans cette posture contestataire, la Midema serait soutenue, a-t-on appris, par des représentants de l’Etat rd congolais, et même par certains membres du gouvernement. Pourtant, l’ardoise de la Midema pourrait davantage s’alourdir avec la révision programmée courant 2017 des arrêtés N°188/CAB/MIN/AGRI/2013 et N°1016/CAB/MIN/FINANCES/2013 du 03 septembre 2013 portant fixation des taux, des droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du Ministère de l’Agriculture, en conformité avec le tarif douanier.

 « Proposition du Rassemblement à la CENI : La présidentielle priorisée », rapporte la Tempête des Tropiques. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement s’acheminent lentement vers un compromis politique au sujet du calendrier électoral et de sa mise en œuvre. L’institution d’appui à la démocratie, que le Rassemblement accuse d’être la caisse de résonnance du pouvoir, a toujours soutenu l’idée d’un report inexorable des élections au-delà de la date fixée par l’accord signé fin décembre 2016 entre la classe politique. Face à cette discordance des vues, le Rassemblement propose que la présidentielle soit organisée au cours de cette année 2017, comme le prévoit l’accord politique. Corneille Nangaa Yobeluo, souvent accusé de  rouler pour le pouvoir, n’a pas donné de la voix à cette  proposition.  A l’opposition, l’on pense que le président de la CENI doit d’abord se référer au pouvoir et recueillir son avis avant de se prononcer à ce sujet. Tout le monde sait néanmoins que c’est la présidentielle, qui constitue le nœud du problème et partant, divise la classe politique. Voilà pourquoi l’opposition a formulé la proposition de l’organisation fin 2017 de l’élection présidentielle d’abord.  Reste à savoir si la majorité va l’entendre de cette oreille. 

« Ayant récusé le rapport de Global Witness sur les 750 millions usd : La GECAMINES invitée à publier ses états financiers », écrit Radio Okapi. Le rapport de Global Witness sur les 750 millions usd continue d’alimenter le débat en République Démocratique du Congo. L’Association de défense des Droits de l’Homme(ASADHO), très intéressée par le débat, invite  la Gécamines de publier ses états financiers. En effet, le rapport de Global Witness intitulé  » Distributeur de billets du régime » publié au mois de juillet 2017 a provoqué des protestations de la part du Ministère des Mines, du Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC et de la Gécamines qui mettent en cause les analyses et la méthodologie de Global Witness. Ce rapport remet sur la table les questions que les organisations de la société civile de la RD Congo ont toujours soulevées, celle de la gestion par la GECAMINES des revenus perçus de ses partenaires à titre de pas de porte, royalties, loyers d’amodiation, droits de préemption et ceux inhérents à la vente ou cession d’actifs  d’une part, et celles concernant la clef de répartition des pénalités versées aux régies financières par les entreprises minières, d’autre part. Pour ce qui est de la gestion de centaines de millions de dollars des revenus perçus par la Gécamines, les organisations de la société civile se sont toujours inquiétées au sujet de  manque de transparence autour de  l’affectation de ce fonds, surtout lorsqu’on constate que les agents de cette entreprise sont impayés depuis plusieurs mois. Pour la société civile, cette opacité est de nature à favoriser l’irresponsabilité  des gestionnaires de la Gécamines, la corruption et la distribution de ces fonds à des individus influents au sein de la Gécamines ou du pouvoir politique, en toute impunité. L’ASADHO insiste auprès de  la Gécamines  de rendre publics ses états financiers en les publiant sur son site web afin de faciliter la compréhension du public sur l’affectation des revenus perçus par ses partenaires depuis la libéralisation.

« Affrontements meurtriers à Kinshasa: la police attribue les violences au parti Bundu dia Mayala », écrit RFI. En RDC, douze personnes ont été tuées à Kinshasa ce lundi selon la police. Des violences attribuées à des sympathisants de la secte Bundu dia Kongo. La police congolaise assure que la situation est désormais redevenue calme à Kinshasa, tout comme à Boma et Matadi, deux villes du Congo Central où des manifestations avaient aussi été signalées dans la matinée. Selon un bilan officiel, 12 personnes ont été tuées à Kinshasa au cours de ces violences. Des « assaillants » selon la police, mais d’autres sources dans la capitale congolaise parlent de dizaines de corps. Deux personnes ont été tuées à Matadi, également présentées comme des assaillants, et trois policiers ont été grièvement blessés. Enfin, à Kinshasa, un commissaire supérieur adjoint a été lynché et se trouve dans un état de santé très critique, et un commissaire principal a été assassiné.

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