Revue de presse du 10 au 16 juillet 2017

« Centrale de Matebe: de l’électricité et de l’emploi pour protéger le parc des Virunga », écrit Radio Okapi. Inaugurée en décembre 2015, la centrale électrique de Matebe fournit actuellement de l’électricité dans plusieurs agglomérations du Nord-Kivu. Le projet financé par la fondation américaine Howard Buffet est censé protéger le Parc national des Virunga de la pression humaine. Le parc est notamment confronté à la coupe des arbres qu’effectue la population riveraine. Cette dernière utilise le bois comme combustible. En plus de proposer une nouvelle source d’énergie qui protège les ressources du parc, la centrale électrique a permis l’avènement de plusieurs activités pour les habitants de la région. Depuis son lancement, la centrale hydroélectrique de Matebe a généré de nombreux emplois dans la région. A en croire Josué Duhanvunganyi, chargé de relations publiques et gestion du service client à la centrale de Matebe, 1387 personnes ont des contrats de travail permanents avec le parc des Virunga grâce à ce projet. Au moins 80 braconniers et coupeurs de route se seraient rendus à l’ICCN au cours des trois derniers mois. Ils auraient décidé d’abandonner le braconnage.

« RD Congo : Cape Lambert cède à FE Ltd ses droits sur le projet Kasombo », rapporte l’Agence Ecofin. La compagnie listée sur ASX, Cape Lambert, a conclu un protocole d’accord contraignant avec FE Ltd, afin de lui céder ses droits sur le projet de cuivre/cobalt Kasombo, en RD Congo. Lesdits droits avaient été établis suite à la conclusion, en mai dernier d’une joint-venture avec Paragon Mining, portant sur Kasombo et sur le projet adjacent Kipushi. Une fois le nouvel accord signé (après l’obtention des approbations réglementaires), FE assumera toutes les responsabilités et obligations en ce qui concerne l’exploration et le développement du projet Kasombo. En échange, Cape Lambert recevra 25 millions d’actions ordinaires entièrement libérées dans le capital de la société, un dépôt non remboursable de 50 000 dollars australiens. La cession permettra à Cape Lambert de concentrer ses efforts et ses fonds sur le développement du projet Kipushi, ainsi que sur le projet de résidus Kitwe, en Zambie, afin de les faire entrer en phase de production dans les plus brefs délais.

« Est de la RDC : les miniers dans l’expectative », rapporte Adiac-Congo. Les effets de la recrudescence de l’insécurité se font déjà ressentir dans l’Est de la RDC, avec l’arrêt aujourd’hui confirmé par des sources autorisées des activités de la société canadienne Banro autour de la mine d’or de Namoya. Par ailleurs, l’on a appris le début de l’évacuation du personnel et même des équipements miniers jusqu’à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la zone. La raison de l’arrêt est liée aux combats qui ont repris entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés. La proximité des hostilités au corridor d’approvisionnement et de ses connexions ont justifié cette mesure préventive de suspension des activités et bien entendu l’évacuation temporaire du personnel. La société elle-même a confirmé cette décision dans un communiqué publié récemment. La situation sécuritaire reste globalement préoccupante dans la région. L’on signale, par exemple, des tirs nourris qui se sont abattus sur une vingtaine de camions de la société qui se sont retrouvés pris au piège entre les FARDC et les milices Maï-Maï dans la province du Sud-Kivu.

« Au moins deux morts dans des incendies dans une société minière en RDC », rapporte VOA. Trois transformateurs de la plus importante société minière privée du sud-est de la République démocratique du Congo ont pris feu samedi, tuant au moins deux membres du personnel, ont annoncé des responsables de l’entreprise qui produit du cuivre. « Deux transformateurs ont pris feu le matin vers 06h00 (04h00 GMT). L’incendie a été maîtrisé deux heures plus tard. Un troisième transformateur a pris feu vers 09h00 (07h00 GMT), tuant deux agents, calcinés par le feu », a déclaré à l’AFP David Symbete, l’un des responsables de la communication de Tenke Fungurume Mining (TFM). Jusque-là leur origine n’est pas connue. Selon un responsable technique sous couvert d’anonymat, Ces incendies auront un impact certain sur la production.

 

B