Revue de presse du 11 au 12 janvier 2017

or_17_0001_640_350_1« Sud-Kivu: l’ONU veut une enquête sur des gradés congolais accusés de trafic d’or« , informe l’Agence France Presse (AFP). Un groupe d’experts de l’ONU demande à la République démocratique du Congo d’ouvrir une enquête sur plusieurs officiers de l’armée qui seraient impliqués dans un trafic d’or, ainsi que sur une entreprise minière propriété de ressortissants chinois. Dans un rapport rendu public lundi 9 janvier 2017, ces experts indiquent que « l’or reste de loin le minéral le plus utilisé pour financer des armes et des réseaux criminels » en RDC, vaste pays riche en ressources naturelles. La plupart de l’or exploité en RDC est sorti du pays en contrebande vers Dubaï ou les Emirats arabes unis, précise ce rapport présenté au Conseil de sécurité le 28 décembre dernier. L’enquête des experts des Nations unies a permis de découvrir que plusieurs officiers militaires sont impliqués dans la production d’or, en violation des règlements de l’armée et du code minier du pays. Les experts de l’ONU ont aussi appelé les autorités de Kinshasa à enquêter sur les activités de Kimia Mining dans l’est de la RDC, entreprise apparemment détenue par des ressortissants chinois. En effet, des militaires ont étrangement été déployés pour protéger les activités de dragage de la rivière Ituri par cette entreprise minière, alors que le gouverneur de la région a suspendu toutes ces opérations en juillet dernier en raison d’inquiétudes pour l’environnement.

diamant_illustation_17_002_640_350_1« Mbuji-Mayi : un diamant de 87 carats produit par la MIBA« , annonce l’Agence Congolaise de Presse (ACP). La société Minière de Bakwanga (MIBA), une entreprise mixte belgo-congolaise implantée à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo), a produit une gemme de plus de 87 carats, d’une valeur estimée à plus de 6.000.000 de dollars, cependant, elle ne précise pas la date exacte à laquelle cette pierre a été découverte. Certains géologues de cette société ont affirmé que cette pièce fabuleuse serait d’une grande valeur par rapport à la précédente de 146,80 carats produite au mois de décembre dernier, à partir des rejets par le service de traitement d’échantillon géologique de la MIBA.

vector_resources_exploitation_17_003_640_350_1« Maniema: Vector Resources finalise sa partcipation dans African Royalty« , écrit Africatime. La transaction annoncée en septembre dernier, selon laquelle Vector Resources acquerrait 70% de participation dans le projet aurifère Maniema, en RD Congo, a été finalisée. En effet, la junior minière s’est acquittée auprès d’African Royalty, des frais d’acquisition en échange de deux milliards de ses actions. Par ailleurs, la compagnie compte, dans les semaines à venir, renforcer les capacités de son équipe de gestion afin de mettre en œuvre son programme d’exploration aurifère planifié à Maniema, dont le début est prévu pour janvier. Le projet aurifère Maniema comprend sept permis d’exploration qui couvrent une superficie de plus de 500 km². Il est situé dans une région qui héberge également les projets Namoya et Twangiza de Banro Corp., ainsi que la mine Kibali de Randgold Resources et Ashanti Gold.

img_1778« Haut-Katanga: des députés enquêtent sur l’exploitation illicite de bois rouge« , rapporte Radio Okapi. En séjour à Lubumbashi (Haut-Katanga) pour enquêter sur l’exploitation illicite du bois rouge, une délégation de députés nationaux a discuté jeudi 11 janvier avec le ministre provincial de l’Environnement et les exploitants de bois. selon le député national François Nzekuye, chef de la délégation, a fait savoir que des personnes détenant des titres d’exploitation artisanale font de coupe de bois au-delà des concessions qui leur sont octroyées. M. Nzekuye a condamné l’implication de certains officiers militaires et policiers dans l’exploitation de bois rouge. Il les a invités à cesser de trafiquer ou de participer à cette activité qui n’est pas compatible avec leur travail d’agent de l’Etat.

camion_mine_lubumbashi_17_002_640_350_1« RDC: l’affaire des minerais bruts de l’ex-Katanga s’enlise« , titre RFI. Début janvier 2016, vingt-deux camions avaient été saisis avec des minerais bruts au poste frontière de Kasumbalesa, en partance vers l’Afrique du Sud. Des responsables du centre d’évaluation avaient évalué la cargaison à plusieurs millions de dollars. Des fortes amendes de l’ordre de plus de trente millions de dollars avaient été imposées aux coupables. Une année après, l’affaire s’enlise, le minerai saisi a été volé. Et certaines personnes parmi celles qui avaient été impliquées dans cette affaire sont libres. Bien que reconnus coupables et condamnés, ces gens parmi lesquels se trouvent des membres des services de sécurité n’ont pas eu à purger la totalité de leurs peines. Au centre d’expertise des matières précieuses, à Kinshasa, on se plaint du manque à gagner : la vente aux enchères des produits saisis n’a pas encore eu lieu que des sources dénoncent le vol au jour le jour du minerai consigné dans les installations de la Gécamines à Lubumbashi. Et les agents à la frontière qui avaient dénoncé la fraude estiment que leur vie est désormais en danger et aucune prime ne leur a été allouée.

sipa_ap21690015_000004-592x296« Entre les deux Congo, un énorme puits de carbone mis au jour« , écrit le magazine Jeune Afrique. 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone équivalant à 20 années d’émissions aux États-Unis, c’est la quantité colossale de carbone piégée dans une tourbière dont l’ampleur a été découverte puis précisée par des images satellites et des expéditions sur le terrain, a fait savoir l’équipe scientifique internationale dans un article publié dans la revue Nature. La zone humide, écologiquement si précieuse car formée par la décomposition de végétaux sur une période de plusieurs milliers d’années, s’étend sur 55 000 mètres carrés et est d’une profondeur de six mètres. Les tourbières découvertes dans le Bassin du Congo pourrait être la plus importante des tropiques et regrouper 30% du dioxyde de carbone des tourbières tropicales. La transformation de ce carbone à des fins agricoles, pétrolières ou minières aurait des conséquences environnementales très lourdes, ont alerté les auteurs d’une étude publiée dans la revue Nature.

 

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