Revue de presse du 11 au 13 août 2017

« La RDC interdit l’importation et la commercialisation des tilapias », rapporte la Radio Okapi. Le ministre congolais du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, interdit l’importation et la commercialisation, sur toute l’étendue du territoire national, des poissons tilapias en provenance de cinq pays dont la Colombie, l’Equateur, l’Egypte, l’Israël et la Thailande. Dans un communiqué officiel publie samedi 12 août, il précise que cette mesure est prise suite à l’alerte sanitaire de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur le virus  mortel qui affecte les tilapias. Le ministre annonce le renforcement des contrôles, de suivi et de surveillance par les services des ministères de l’Agriculture, de la pèche et Elevage, et des autres services qui œuvrent aux frontières. Il parle également de l’instruction donnée à BIVAC International [Laboratoires de contrôle sanitaire et de l’environnement Environnement] d’interdire l’embarquement desdits produits en direction de la RDC. Il est aussi interdit à tous  les services qui opèrent aux frontières de consigner toute cargaison contenant les poissons en provenance de la Colombie, l’Equateur, l’Egypte, la Thailande et l’Israël, ajoute le document.

« Conflit Pygmées-Bantous: plus de 10.200 déplacés recensés à Moba et Pweto », titre le même organe de presse. Environ  10.210  personnes  ayant fuient  le conflit  intercommunautaire  Twa – Bantous  dans  le Tanganyika se retrouvent  éparpillées  dans  les  territoires de Moba  et  Pweto (Haut-katanga), indique un rapport  publié samedi 12 août à Lubumbashi  par le  Bureau  de la  coordination  des affaires  humanitaires des  Nations  unies (OCHA).  Selon  ce  rapport, plusieurs ménages  de ces  déplacés  ont besoin  d’une  assistance  humanitaire multisectorielle  d’urgence, car ayant  quasiment  tout perdu lors de  leur  fuite dans leurs villages incendiés. La majorité  des    ménages  de  ces  déplaces  vivent  dans  des conditions  de plus en  plus  déplorables  et lamentables. Pour ce qui  est du   domaine    de   l’éducation, les   déplacements   cycliques  des ménages  fuyant  ce  conflit  ont  contraint  les  enfants à  interrompre  leur scolarité  dans  leurs milieux  d’origine. De ce fait, affirme OCHA, près  de 80% d’entre  eux n’ont  pas été scolarisées  au cours de  l’année  scolaire  2016 – 2017. La  peur  liée  à  l’insécurité dans  la  zone  d’accueil  et  le manque  de  fournitures  scolaires  sont  autant  d’obstacles  à  leur  scolarisation  dans  ces  villages d’accueil. Autre   difficulté,  c’est   le manque d’accès  à  l’eau potable   surtout dans les localités de  Kansabala, Kapondo, Kasama  et à  Mwashi.

« La situation des éléphants jugée préoccupante en RDC », titre l’ACP. La situation des éléphants est très préoccupante  à travers le monde en général et en République démocratique du Congo, en particulier, a déclaré, le chef des programmes en charge de la faune au Fonds mondial pour la nature (WWF), Alfred Yoko, au cours d’un entretien vendredi. Yoko qui a été approché à l’occasion de la journée mondiale des éléphants, espèce animale emblématique et menacée, célébrée le 12 août de chaque année, a indiqué que vers la fin du XIXe et début du XXe siècle, le nombre d’éléphants en RDC avoisinait un million, avant de passer à plus ou moins 100 mille vers les années 80. Actuellement, la population totale de ces pachydermes oscille entre  6 et 10 mille, soit environ 94% des pertes, tendant vers l’extinction de l’espèce. Selon M. Yoko, il est temps que des dispositions qui s’imposent soient prises à tous les niveaux pour sauver ces mammifères dont les populations se réduisent drastiquement à cause du braconnage, dans les aires protégées du pays. M. Yoko a recommandé aux pouvoirs publics de renforcer des activités relatives à la lutte contre le braconnage, de doter les éco gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) des équipements et matériels appropriés pour mieux défendre cette ressource et stopper le trafic qui met en péril les populations entières d’éléphants. Cette lutte, a-t-il souligné, n’est possible qu’avec la collaboration des communautés locales et différents services de l’Etat pour faire appliquer la législation en matière relative à la protection de la faune et de la conservation de la nature.

« Nord-Kivu : plus de dix mille déplacés vivent dans des conditions très alarmantes à Lubero », écrit le quotidien Le Potentiel. La société civile de Lubero tire la sonnette d’alarme. Tous ces déplacés venus de Kipese, Kagheri et d’autres villages du territoire de Lubero n’ont aucune assistance.Parmi eux, on compte 2.967 hommes, 4.819 femmes dont 45 enceintes, 3.360 garçons et filles. Ils traversent une situation sécuritaire très volatile. Ces déplacés fuient les atrocités des groupes armés et milices qui pullulent dans des villages et localités du sud du territoire de Lubero. Depuis plusieurs mois, les mai-mai Nduma Defense of Congo (NDC Rénové) et les mai-mai Mazembe s’affrontent dans cette partie du Nord-Kivu. Les NDC ont déjà instauré, dans tous les villages sous leur contrôle, le paiement de mille francs congolais le mois contre un jeton. Des organisations de la société civile de Lubero lancent ainsi un cri d’alarme et un appel urgent d’assistance humanitaire en faveur de cette population en détresse.

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