Revue de presse du 18 au 20 novembre 2016

xvm623a291a-14c0-11e5-93ff-347743d10d4e« Secteur du palmier à huile : le WWF salue la signature de la Déclaration de Marrakech« , titre Adiac-Congo. Dans un communiqué du 16 novembre 2016, le Fonds mondial de la nature (WWF) s’est réjoui de la signature, en marge de la 22ème conférence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, de la signature, par sept pays africains, dont la RDC, de la Déclaration de Marrakech pour un développement durable du secteur du palmier à huile en Afrique. Pour le WWF, par cette Déclaration de Marrakech, ces États africains (République centrafricaine, Côte d’Ivoire, Ghana, Liberia, République du Congo, Sierra Leone et RDC) démontrent leur volonté ferme de jouer un rôle moteur dans la mise en place nécessaire de chaînes d’approvisionnement en produits de base durables qui s’attaquent aux problèmes du déboisement et de la pauvreté. Aussi cette ONG internationale a-t-elle noté que les pays signataires de la déclaration s’engagent à mettre en œuvre des plans d’action nationaux pour un développement durable de la filière de l’huile de palme qui prennent en compte les plans de développement des pays africains, considérant les objectifs environnementaux de réduction de la déforestation et de développement à faible intensité de carbone et se basant sur des principes directeurs dont la durabilité financière, sociale et environnementale, la bonne gouvernance, la transparence, la reconnaissance des droits de l’homme et des communautés, la collaboration et partenariats ainsi que le partage équitable des bénéfices.

ec678b9a60e170ed34b29150932b1c26_l« La Gécamines réaffirme son droit de préemption sur Tenke suite à l’annonce de Lundin » écrit le Magazine Jeune Afrique. La Gécamines s’oppose fermement à la cession, pour 1,136 milliard de dollars, à une filiale du chinois BHR Partners, des 30 % de Lundin Mining dans FT Holdings, qui contrôle 80 % de la mine de cuivre de Tenke. C’est ce qu’a indiqué un communiqué publié le mercredi 16 novembre 2016 par le producteur congolais de métal rouge suite à l’annonce de l’accord de vente de Lundin Mining hier. La Gécamines réaffirme au passage son droit de préemption sur Tenke Fungurume Mining (TFM), qu’il détient à hauteur de 20 %. L’entreprise nationale congolaise ne veut pas se voir contrainte dans un partenariat avec des sociétés totalement nouvelles et non choisies. La Gécamines vient de charger ses avocats d’actualiser et d’étendre, le cas échéant, l’arbitrage en cours contre l’américain Freeport-McMoRan pour prendre en compte la transaction de Lundin. Le communiqué rappelle en effet que la réalisation de la cession annoncée par Lundin est conditionnée à la conclusion de la vente des 56 % de Freeport dans TFM à China Molybdenum Ltd (CMOC). Or, la Gécamines a initié en octobre dernier l’arbitrage en question contre Freeport précisément pour bloquer cette première transaction.

10606466-17450450Le Même Magazine annonce « la création du prix Mohammed VI pour le climat et le développement durable« . La surprise promise par le Maroc depuis le début de la COP22 à Marrakech a été dévoilée : un prix spécial climat doté de 1 million de dollars remis chaque année, censé devenir aussi prestigieux que le Nobel. C’est le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, qui a annoncé ce jeudi 17 novembre le lancement du prix Mohammed VI pour le climat et le développement durable, une récompense internationale dotée de 1 million de dollars qui sera remise lors de chaque COP aux initiatives les plus innovantes dans le monde.Affirmant que cette distinction sera aussi prestigieuse que le prix Nobel, les Marocains ont annoncé qu’elle serait parrainée par les Nations unies. La prochaine COP, vingt-troisième dans le calendrier de l’ONU, qui se tiendra à la même période à Bonn en Allemagne, siège de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

climat-le-maroc-mobilise-lafrique-en-prevision-de-la-cop22« La soutenabilité, la stabilité et la sécurité constituent des priorités en Afrique contre le changement climatique« , rapporte l’Agence Congolaise de Presse. Les ministres africains  ont, dans le cadre d’une task force  dénommée Initiative 3S pour « la soutenabilité, la stabilité et la sécurité » en Afrique, demandé  à Marrakech aux Etats membres d’œuvrer pour prévenir les effets dangereux du changement climatique sur les instables  et fragile.  Cette initiative ne pourra se réaliser qu’ à travers l’intégration des actions contre la dégradation des terres et les effets des changements climatiques considérées comme des causes profondes  de la mitigation et des déplacements dans les plans d’action nationaux. Ils ont adopté le système d’alerte précoce à la sécheresse et à la coordination des activités de réduction des risques de catastrophes qui intègre à la fois les données fiables associées aux connaissances locales et traditionnelles. Ils ont demandé à l’Union Africaine,  aux communautés économiques régionales et à toutes les instances supranationales pertinentes de sécuriser les ressources naturelles et d’assurer des moyens des subsistances durables et sûrs.

000_par3193093_0« Des révélations accablantes : Sébastien Burde, un potentat dans le secteur minier congolais » rapporte Congo Nouveau. Selon une enquête menée dans sa société, Sébastien Burde, le Directeur de Boss Mining serait responsable de plusieurs abus dans ses zones d’exploitation. Assassinat, traitement inhumain, mafia, travail des enfants, travail forcé, maltraitance des travailleurs, etc. Ce sujet allemand est cité, depuis son arrivée en RDC en 2013, dans plusieurs dossiers mafieux sans qu’il puisse tirer l’attention des autorités congolaises. A la tête de trois sociétés minières en RDC (COMIDE, NRC et Boss Mining), Sébastien Burde ferait la loi à Kasanda, une cité minière située dans le territoire de Lubudi, dans la province de Lualaba. Actuellement, ce puissant DG a acheté des parts d’activité dans plusieurs entreprises minières opérant dans l’ex-Katanga et n’hésite pas à recourir à la violence pour opprimer ceux de ses travailleurs ou d’autres  congolaise qui tentent de dénoncer ses pratiques.

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