Revue de presse du 19 au 20 juillet 2017.

« La BCC somme les entreprises minières de rapatrier 40% de leurs recettes en devises », écrit Radio Okapi. Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) Deogratias Mutombo a donné lundi 17 juillet aux opérateurs miniers deux semaines pour rapatrier en RDC 40 % de leurs recettes en devises. Il a annoncé cette décision au cours de la matinée de sensibilisation organisée à Lubumbashi portant sur les nouvelles dispositions de la réglementation du change en matière de rapatriement des devises par les opérateurs miniers. Deogracias  Mutombo a aussi indiqué qu’au cours du premier semestre de cette année, les entreprises minières ont réalisé les recettes de l’ordre de 3 milliards 800 millions de dollars américains. Ils devraient rapatrier 1 milliards 500 millions de dollars Américains. D’après lui, ce rapatriement des devises va lutter contre la crise économique qui se fait sentir en RDC. Le rapport des missions diligenté par la Banque centrale indique que plusieurs entreprises minières ont développé des pratiques conduisant au non-respect des dispositions légales et réglementaires en matière du rapatriement des recettes d’exportation, a affirmé le gouverneur de la BCC. Selon lui, ces pratiques ont pour conséquence d’institutionnaliser la fuite des capitaux.

 « Environnement : saignée de bois rouge dans le Haut-Katanga », écrit Jeune Afrique. La Zambie ayant durci sa lutte contre l’exploitation forestière illégale, c’est du Haut-Katanga, au sud de la RDC, que provient désormais une grande partie du mukula vendu aux fabricants de meubles de luxe chinois. Il faut à Pterocarpus tinctorius plus de quatre-vingt-dix ans pour atteindre sa maturité, mais seulement quelques minutes pour s’écrouler. En Zambie et en RDC, où il pousse, cet arbre au bois rouge s’appelle mukula. Il est utilisé dans la pharmacopée traditionnelle et comme colorant, mais ce n’est pas pour ces propriétés-là qu’il suscite la convoitise des marchands chinois. Il compte en effet parmi les essences rassemblées sous le vocable trompeur de « bois de rose », très prisées par le marché asiatique pour la fabrication de meubles de luxe. Le bois de santal rouge et le poirier étaient, jusqu’à récemment, les principales victimes de cette pratique, mais leur quasi-extinction a poussé les importateurs à se tourner vers une trentaine d’autres espèces tropicales, dont seize sont déjà menacées. Le mukula compte parmi ces dernières.

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