Revue de presse du 23 au 24 août 2017

« Nord-Kivu: les Maï-Maï Simba investissent le site minier de Kalay Boeing », titre Radio Okapi. Kalay Boeing, un site d’exploitation artisanale de l’or, est occupé depuis mardi 22 août par les Maï-Maï Simba, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). Cette occupation pourrait entrainer la baisse de la production et des effets néfastes sur la vie socioéconomique de la population, selon des sources de la société civile locale. Les acteurs civils et politiques locaux indiquent que ces Maï-Maï rodaient, depuis plus d’une semaine, autour de ce site et ils ont fini par l’occuper. Le secrétaire général du Bureau d’études et d’appui au développement du territoire de Walikale (BEDEWA) Prince Kihangi, redoute des répercussions négatives sur la qualité des minerais en provenance de ce site. Lorsqu’il est signalé la présence d’un groupe armé dans un site, a-t-il expliqué, «ce site ne répond plus aux critères pour être accepté comme site validé et vert. Et une fois, constaté, qu’il y a même un simple passage d’un seul élément d’un groupe armé, cela amène déjà à douter de la qualité des minerais qui vont provenir de ce site-là». Il a par ailleurs lancé un appel aux miliciens pour qu’ils puissent vider le lieu sans délai.

« Le gouvernement lève la suspension sur l’exploitation forestière dans le Haut-Katanga », titre mediacongo. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a levé la mesure suspendant les activités d’exploitation forestière dans l’ex. Katanga. C’est ce qu’annonce un communiqué signé le 21 août par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe. La mesure d’interdiction a été prise le 3 mai de l’année en cours, par le gouvernement à travers le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Dans le communiqué, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe, indique qu’une enquête menée par les experts du ministère sous l’impulsion du Premier ministre Bruno Tshibala a permis d’identifier les failles et de prendre des dispositions correctives à même de prévenir et d’anticiper des pratiques jadis décriées. « C’est à l’issue de cette enquête qui a duré 4 mois que le ministre a décidé de lever cette suspension ». Des mesures spécifiques à l’exploitation et la commercialisation du bois rouge ont été annoncées. Parmi elles, l’obtention d’un certificat spécial tenant lieu de permis d’exploitation délivré par le ministre national ayant en charge l’environnement et le développement durable.

« Le Brésil livre quatre millions d’hectares de forêt amazonienne à l’exploitation minière », écrit huffingtonpost. Le président brésilien a abrogé le statut de réserve naturelle de près de quatre millions d’hectares de forêt amazonienne, qui pourront être exploités à l’avenir par des entreprises minières. Soit l’équivalent de la surface d’en gros 5 500 000 terrains de foot. Le décret, publié mercredi 23 août au Journal Officiel, met fin à cette réserve créée en 1984, durant la dictature militaire au Brésil, qui réservait l’exploitation minière aux compagnies publiques. Le texte stipule néanmoins que le changement de statut « ne remet pas en cause l’application de la loi concernant la protection de la flore et des territoires autochtones ». Plusieurs ONG, comme Fonds mondial pour la nature (WWF) ont manifesté leur préoccupation au sujet de cette zone située dans les Etats du Para et de l’Amapa (nord), où vivent de nombreuses tribus indiennes

« RDC : l’UA lance un projet pilote pour intégrer les questions de gouvernance foncière dans l’agriculture », rapporte l’Agence Ecofin.  L’initiative sur les politiques foncières (IPF) a lancé en République démocratique du Congo (RDC), en partenariat avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l’Union européenne (UE), un projet pilote destiné à intégrer les questions de gouvernance foncière dans le secteur de l’agriculture. D’après le communiqué publié à cet effet, Le projet pilote aidera le pays à intégrer la gouvernance foncière dans les stratégies et les plans agricoles et à faire en sorte que les programmes de réforme garantissent les droits fonciers, offrent un accès égal à la terre et encouragent les investissements agricoles responsables en vue de faire progresser la transformation agricole et rurale. Cela générera des preuves, sensibilisera et renforcera les capacités de la RDC à mieux faire face aux préoccupations telles que l’accès inégal des femmes à la terre, l’insécurité du régime foncier, en particulier dans les terres communales, l’insuffisance d’une cartographie et l’aménagement du territoire pour guider les investissements fonciers.

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