Revue de presse du 24 au 25 juillet 2017

« Forêts du Congo : des scientifiques dénoncent à leur tour le projet de l’AFD », écrit le Monde. Le plan de « gestion durable » de l’Agence française de développement fait l’impasse sur la protection de la plus grande tourbière tropicale, vieille de 11 000 ans. Deuxième revers pour l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique) : son projet de « gestion durable des forêts » a de nouveau été retoqué par la Norvège, qui finance l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI), lors d’une réunion organisée le 18 juillet à Kinshasa. Ce projet est dénoncé avec force par une coalition d’ONG internationales et plusieurs associations de la société civile congolaise. Mais l’AFD n’a pas face à elle que des militants radicaux. La mobilisation contre ce projet qui, dans sa version initiale, envisageait de multiplier par trois la superficie des concessions industrielles, a gagné les milieux académiques. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juillet, trente scientifiques interpellent le ministre de l’environnement norvégien pour lui demander de rejeter le projet au nom de la protection de la plus grande tourbière identifiée à ce jour dans la zone tropicale.

The drive back took us two and half hours and we just missed the ferry back. So we left the land cruiser with the driver and took a pirogue back across the Congo. The sun was setting and the water horizon sky and water melted into a pink haze.

« Nord-Kivu : des pêcheurs rwandais accusés de ravir le matériel de pêche des Congolais », rapporte Radio Okapi. Les pêcheurs rwandais sont accusés de ravir le matériel de pêche des Congolais. Dans une déclaration faite dimanche 23 juillet à Kinshasa, les membres de l’Association des pêcheurs du lac Kivu indiquent que les Rwandais ont emporté quatre-vingt filets, trois moteurs et une pirogue des pêcheurs de la RDC. Cette information est confirmée par une source au sein de la force navale. Cette même association dénonce aussi la mort d’un pêcheur congolais, depuis qu’ils sont installés, depuis le début du mois de juillet, à la pêcherie moderne de Kituku à Goma. Deux autres pêcheurs sont pour l’instant portés disparus. Certains pêcheurs ont décidé d’arrêter leur travail. Et cet arrêt a entrainé la baisse de production des poissons et la hausse de prix au marché de Goma. Le président de cette corporation demande l’assistance des autorités compétentes, notamment l’instauration des patrouilles de la force navale. Cette dernière évoque des problèmes logistiques comme cause de leur absence sur le lac.

« Moba : les affrontements entre l’armée et une milice provoquent le déplacement de la population », informe la même source. Un déplacement important de la population est signalé depuis environ une semaine dans trois de six  chefferies du territoire de Moba (Tanganyika) dont Kasenga-Nganye, Kansabala et Kayabala. Des sources locales qui l’ont fait savoir lundi rapportent que des affrontements opposent depuis plus d’une semaine la milice « Eléments » d’un chef de guerre dénommé Katenda Funkwe aux forces armées de la RDC (FARDC) dans ces trois chefferies. Suite à ces combats, les habitants des secteurs touchés par les violences ont trouvé refuge dans des paroisses catholiques et dans des hôpitaux du secteur. Les autres se sont installés autour de la base de la MONUSCO de Moba pour être à l’abri des violences. La milice « Eléments » est accusée de perturber le trafic routier sur l’axe Moba-Kalemie en instaurant des points de contrôle et en percevant illégalement des taxes. Elle s’est illustrée le 21 juillet dernier en attaquant les positions de l’armée au village Ponde, Kalolo, Mwanza à Moba.

« Maniema : des opérateurs pétroliers en grève », écrit Le Potentiel. Les opérateurs pétroliers du Maniema ont déclenché depuis jeudi 20 juillet un mouvement de grève pour protester contre le paiement d’une nouvelle taxe dénommée « conventionnelle » estimée à 10 000 franc congolais (6,5 USD) par fût ou 50 francs congolais par litre de carburant, a-t-on constaté sur place à Kindu. Ces opérateurs qui ont été écarté de  la création de cette taxe, la jugent trop exorbitante, surtout qu’elle doit être payée à l’arrivée des marchandises. Pour sa part, le chef de la direction provinciale de la FEC au Maniema, Pierre Asolela, demande aux opérateurs de payer cette taxe qu’elle qualifie de légale pour le développement de la province. Pendant ce temps, la majorité des opérateurs pétroliers du Maniema ont fermé leurs dépôts et attendent d’être reçue par le gouverneur de province pour discuter de cette taxe qui risque d’entrainer l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché.

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