Revue de presse du 26 au 27 juillet 2017

« Colère des sociétés forestières contre l’interdiction d’exporter les grumes en RDC », écrit AFP. L’Agence nationale des renseignements (ANR) exige que le bois à exporter soit scié avec une autorisation dûment signée par le ministre national de l’Environnement. La décision prise par Kinshasa d’interdire l’exportation de grumes (troncs d’arbre abattus et non transformés) a suscité ce mercredi 26 juillet 2017 la colère des exploitants de bois en République démocratique du Congo, l’une des premières réserves forestières au monde. La RDC a décidé d’interdire il y a quelques semaines l’exportation de grumes pour créer de « la valeur ajoutée et des emplois », avec au moins une transformation sur place du bois, a indiqué à l’AFP un conseiller au ministère de l’Environnement. Les exploitants de bois se sont élevés mercredi contre cette mesure. Pour la Fédération des Industriels du Bois (FIB), cette mesure mettra en péril plus de 6.000 emplois, compromettra des projets sociaux de plus de 13 millions de dollars ainsi que des relations contractuelles avec des importateurs qui avaient préfinancé leurs commandes.

« RDC : la carte de propriétaire sécurisée pour optimiser la gestion foncière », rapporte l’Agence Ecofin. Pour le ministre congolais des Affaires Foncières, Lumeya-Dhu-Maleghi, la gestion du foncier devrait être significativement améliorée par la mise en place de la carte de propriétaire sécurisée. C’est ce que rapporte Africa243. « Seul le ministère des Affaires Foncières garantit la crédibilité du contenu de la carte de propriétaire sécurisée. Dans cette carte, il y a des mentions. Elle vaut titre authentique dès lors que parmi ses éléments, il y a la signature du conservateur. Le certificat d’enregistrement est dressé en double. L’un délivré au propriétaire et l’autre reste dans les archives de l’état. Nous avons trouvé cette formule pour mettre tous les renseignements à travers cette carte de propriétaire sécurisée.», a notamment expliqué le ministre. Outre sa valeur juridique, cette carte a également l’avantage d’être délivrée sans qu’aucune taxe ne soit versée. Un argument non négligeable pour des populations qui se plaignent fréquemment de procédures de sécurisation complexes et onéreuses.

« Suite aux affrontements entre deux milices à Lubero, la localité de Miriki vidée de ses habitants », informe L’Observateur. A cause des affrontements entre les miliciens Maï-Maï Mazembe et les combattants du groupe de Nduma Defense of Congo (NDC), la plupart des habitants de la localité de Miriki, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Kanyabayonga dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), ont abandonné depuis lundi 24 juillet dans la matinée leurs maisons pour se refugier vers les cités voisines de Kanyabayonga, Kayna et Kirumba. Ces sources précisent que la localité de Miriki est actuellement occupée par les miliciens du NDC après des violents combats qui les ont opposés la veille aux Maï-Maï Mazembe qui campaient non loin de là. D’un effectif fort faible dans la zone, les militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) n’ont fait que se retirer jusqu’à 18 km de la localité de Miriki, lors de ces affrontements, selon des sources administratives de Lubero citées par Radio Okapi. Le porte-parole des Opérations Sokola 1 sud, le lieutenant Jules Ngongo, assure cependant que l’armée a pris des dispositions pour une contre-offensive à Miriki afin d’en chasser les occupants actuels et permettre ainsi les habitants d’y retourner.

« Pas de prolongation de l’opération d’identification et d’enrôlement au Kasaï oriental », informe l’Agence Congolaise de Presse. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), en mission à Mbuji-Mayi, au Kasaï oriental, a déclaré, lundi, qu’il n’y aurait pas de prolongation de la durée des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans cette partie du pays et qu’on devait s’en tenir aux 90 jours initialement prévus. Le président de la Ceni, qui a appelé la population de cette province au strict respect des délais prescrits, a rendu hommage du Kasaï oriental pour leur présence dans les 371 centres d’inscription implantés dans les territoires de Kabeya Kamwanga, Katanda, Lupatapata, Miabi, Tshilenge ainsi que dans la ville de Mbuji-Mayi. A la date du 24 juillet 2017, les données du monitoring opérationnel de la Ceni renseignait que 88% d’électeurs avaient été enrôlés dans la province. Corneille Nangaa a profité de l’occasion pour installer le comité provincial du CIME (Comité d’intermédiation électorale, en insistant sur les prérogatives dévolues à la Ceni. « C’est à cette institution, et à elle seule, qu’incombe légalement la publication du calendrier électoral », a-t-il souligné.

« Kolwezi : délocalisation des sites miniers, les creuseurs artisanaux font de la résistance », rapporte Médiacongo. Le gouvernement provincial du Lualaba a lancé la diffusion d’une annonce télévisée contre le creusage artisanal des minerais au quartier Kasulo et à la mine de Tshimpuki (Musonoi) de Kolwezi. Dans ce sketch de sensibilisation, on y voit des manifestants s’opposer à la décision du gouverneur en brûlant des pneus. Après une médiation pédagogique de deux agents de l’administration provinciale, rôles campés par les comédiens de la troupe Musululu, les creuseurs finissent par se conformer aux nouvelles règles. Si la nouvelle administration a choisi la voie pacifique, c’est parce que le long bras de fer entre l’état et les creuseurs s’est soldé par un échec. La promesse de délocaliser ces activités vers d’autres mines par l’état n’est pas un pari gagné d’avance malgré l’offre d’une découverture. Les autorités souhaitent ne plus voir des femmes enceintes et des enfants dans les mines, cette présence nuit à l’image du pays.

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