Revue de presse du 28 au 29 juin 2017

« Joseph Kabila invite les comités de gestion de la SNCC et de la Gécamines à redresser leurs sociétés », rapporte l’ACP. Les comités de gestion de la SNCC et de la GECAMINES ont été appelés mardi à redoubler les efforts pour le redressement de leurs entreprises respectives par le Président de la République Joseph Kabila au cours d’une audience leur accordée dans sa ferme privée de Kashamata, à 30 Km de Lubumbashi. Les membres de ces comités de gestion conduits par le prof. Ilunga Ilunkamba, administrateur délégué de la SNCC et l’administrateur délégué de la Gécamines, Jacques Kamega, ont été également appelés à exposer, dans leurs mémos les problèmes de leurs entreprises respectives. L’AD a.i de la GECAMINES a saisi l’occasion pour parler des projets a même de relever son entreprise. Pour sa part, l’AD de la SNCC a soumis au Chef de l’Etat les préoccupations de son entreprise relatives au vol répété des outils de la SNCC. Il a salué le récent investissement du gouvernement central  de la RDC, avec un montant de 450 millions de dollars américains pour la redynamisation de l’unique société ferroviaire du pays.

« ITIE-RDC : l’Asadho dénonce de graves problèmes de gestion des ressources disponibles », écrit Adiac Congo. Dans un communiqué du 27 juin signé par son président national, Me Jean-Claude Katende, l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho) s’est dite très préoccupée du silence observé par le comité exécutif (CE) de l’ITIE-RDC face à la gravité des faits de mauvaise gestion révélés par le rapport d’audit indépendant commandité par les parties prenantes. A en croire cette ONG, malgré les entraves du secrétariat technique (ST) à la bonne exécution par le cabinet d’audit du mandat que la commission ad hoc lui a confié, après intervention du CE invitant le ST à la coopération, l’auditeur a dû achever sa mission et transmettre à la commission d’audit son rapport. Parmi ces constats accablants, l’ONG a rappelé, entre autres, que la somme de 217.052 dollars américains (USD) non accompagnée des pièces justificatives probantes et appropriées ;  la somme de 176.739 USD des frais de mission payés aux agents du ST non soutenue par les pièces justificatives, les ordres de mission des agents bénéficiaires et les rapports de mission. Face à ce constat, l’Asadho estime, au vu de ces quelques éléments tirés du rapport d’audit parmi tant d’autres avec des risques élevés de fraude et de détournement des fonds et de l’opinion de l’auditeur, que la mise en œuvre du processus ITIE en RDC fait face à de graves problèmes de gestion des ressources disponibles et peut être compromise en l’absence de l’exécution urgente des recommandations de l’audit.

Hommes transportant des sacs de cassitérites de mines vers Bukavu, 2006.

« La chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) souhaite voir la RDC se doter d’une législation minière adaptée aux réalités économiques du pays », rapporte Radio Okapi. La mise en place de ce système fiscal, expliquent les experts de cette structure, permettrait d’attirer de nouveaux investisseurs et contribuerait considérablement au développement du secteur minier congolais. La fiscalité minière est parmi les points qui divisent les opérateurs miniers et le Gouvernement. C’est l’une des recommandations de la semaine minière organisée par la chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo, qui s’est clôturée sur une note de satisfaction le week-end dernier à Lubumbashi, a indiqué Simon Tuma Waku, Vice-président de cet organe de la FEC. A en croire Simon Tumawaku, la FEC entend sensibiliser les parlementaires afin de tenir compte de ses propositions enrichissantes visant notamment à faire générer plus de recettes de l’Etat sans asphyxier les opérateurs miniers.

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