Revue de presse du 28 novembre au 04 décembre 2016

img_1110« Likasi: la société KAI PENG poursuivie pour pollution de rivières« , rapporte Radio Okapi. Le Réseau des ressources naturelles ainsi qu’une dizaine d’agriculteurs du bas fond des rivières Kyantete et Mura dans la ville de Likasi, à 120 km de Lubumbashi, ont traduit en justice la société minière KAI PENG SARL et l’Etat congolais, pour pollution des rivières et destruction des cultures. Les parties ont été assignées le 16 novembre, mais l’audience a été fixée au 1er décembre prochain devant le tribunal de grande instance de Likasi. Malgré cette action en justice, les victimes continuent d’attendre la matérialisation des promesses d’indemnisation faites par l’entreprise incriminée. Pour les victimes, la décision d’aller en justice se justifie par l’absence, jusqu’à ce jour, de l’indemnisation promise par la société KAI PENG SARL, mais aussi par la nouvelle pollution enregistrée au mois de novembre 2016. En réaction, l’avocat conseil de l’entreprise incriminée, Me Kizumba, s’est refusé à tout commentaire, préférant attendre le résultat de l’action judiciaire.

images58Le même organe de presse écrit : « Les minerais ont rapporté ces trois dernières années plus de 100 millions de dollars américains à l’économie de la province du Nord-Kivu« . Le ministre provincial des mines, Anselme Kitakya, l’a fait savoir mercredi 30 novembre à l’ouverture des travaux de la 3ème édition des états généraux du secteur des mines au Nord Kivu. Cependant, a-t-il relevé, l’insécurité qui règne dans l’Est de la RDC, notamment sur les sites miniers, a malheureusement influé négativement la production et l’exportation des minerais. Pour s’en convaincre, le ministre provincial a soutenu que l’exploitation minière au Nord-Kivu reste encore artisanale, s’organisant autour d’environ 11 coopératives minières. L’exploitation industrielle, en revanche, n’est qu’à son début, a-t-il fait observer. Au ministre provincial de l’environnement Kanyamanza Musaba d’alerté sur le fait que l’exploitation des ressources minières au Nord-Kivu a des répercussions négatives sur l’écosystème de cette province. Pour remédier à ce problème, M. Musaba plaide pour le reboisement des sites miniers par des exploitants miniers. Il préconise également que des études environnementales soient menées avant toute exploitation minière dans la province.

ec678b9a60e170ed34b29150932b1c26_l« Reprise de travail à Tenke Fungurume Mining« . Les travailleurs Tenke Fungurume Mining (TFM) ont repris le travail lundi 28 novembre, après une semaine de grève. Selon les délégués syndicaux de cette entreprise minière, la reprise des activités a été rendue possible suite à la signature  le week-end d’un accord qui reprend les principales revendications des  travailleurs. Les mêmes sources indiquent que l’employeur a accédé à certaines d’entre elles,  notamment la révision à la hausse du barème salarial, des avantages supplémentaires sur le pécule de congé et des heures de travail. Radio Okapi.

000_par1948173_0« Sud-Kivu : la société civile dénonce des détournements de fonds« , écrit RFI. Alors que le rapport d’exécution du budget de la province du Sud-Kivu pour le premier semestre 2016 est examiné cette semaine par le Parlement, une organisation de la société civile appelle les députés à rejeter ce compte rendu des recettes et dépenses de cette province. En cause : la perception des taxes sur le terrain, notamment dans le secteur minier, ne correspond pas à la réalité. En clair, selon eux, des taxes sont payées par les creuseurs artisanaux, mais n’atterrissent pas dans les caisses de l’Etat. A en croire ce rapport, de janvier à juin 2016, 1 500 personnes ont payé une taxe pour avoir le droit d’être creuseur, c’est-à-dire d’explorer des mines artisanales, mais 238 seulement se sont acquittés de la contribution pour la réhabilitation de l’environnement. Une taxe qui est pourtant réglée en même temps que celle pour être creuseur. Pour le coordinateur de cette ONG, Safanto Bulongo, pas de doute, cet argent a été détourné. Cette ONG appelle donc à ce que les députés exigent l’ouverture d’une enquête sur la gestion des ressources minières dans cette province. Les autorités locales de leur côté reconnaissent qu’il y a de la fraude dans le secteur.

xvm757b47ec-c9b6-11e5-93d9-5da90adc38d0« Le pape aux chercheurs :  Que la science aussi sauve la Terre !  » signe Adiac-Congo. Devant le peu d’empressement des politiques, le pape François a appelé les scientifiques à la rescousse contre les bouleversements climatiques. Rencontrant lundi 28 novembre 2016 une soixantaine de scientifiques membres de l’académie des sciences du Vatican, le pape a été ferme dans sa mise en garde au monde. Alors que les puissances économiques et politiques tergiversent sur les moyens à mettre en œuvre au plus tôt pour contrer les bouleversements climatiques, le Souverain pontife a rappelé aux scientifiques qu’ils ne devaient pas se tenir en spectateurs devant les catastrophes écologiques qui se succèdent à un rythme effréné. Ils ont, eux aussi entre leurs mains, le sort de la planète. Le Souverain pontife a aussi mis en garde contre « la faible réaction de la politique internationale dans la volonté concrète de rechercher le bien commun et les biens universels », et « la soumission de la politique à la technologie et à la finance qui recherchent surtout le profit et fait preuve de ‘distraction’ et de retard dans l’application des accords internationaux ».

img_7048« Des recommandations en faveur de la gestion durable de la faune sauvage dans le territoire de Bafwasende » rapporte l’Agence Congolaise de Presse. Les participants à l’atelier de formation sur l’élaboration du Plan de classe « PDC » qui s’est déroulé fin novembre à Baego, chef – lieu de la collectivité – secteur de Bekeni Konololole, ont formulé plusieurs recommandations en faveur de la gestion durable de la faune sauvage, a constaté l’ACP. Pour les structures communautaires, il est nécessaire que les chasseurs soient conscientisés pour le respect du calendrier de chasse, qu’ils soient identifiés, qu’ils s’abstiennent de  tuer les espèces protégés par la loi et qu’un quota de gibier à chasser par chaque chasseur soit déterminé. Au cours de cet atelier du PDC, les membres des structures ont dénoncé l’utilisation des chasseurs autochtones par certaines autorités au locales, pour pratiquer la chasse en période de fermeture au mépris de la loi. Ils ont en outre souhaité de recourir aux pratiques ancestrales pour faire reposer la forêt nonobstant la réglementation de chasse par l’autorité provinciale, mais également de démantèlement des campements permanents que les chasseurs incontrôlés ont installé dans la forêt.

menard« Exclusif – RDC : nouvelles révélations sur les liens entre la société chinoise Kun Hou Mining et des milices armées de l’Est« , écrit le magazine Jeune Afrique. Ce dernier a finalement réussi à se procurer de nouveaux documents qui démontrent des liens entre la société chinoise Kun Hou mining et des miliciens armés d’une faction de Raïa Mutomboki dans le Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Il s’agit notamment d’une photo sur laquelle on peut voir Franck Menard, citoyen français et représentant de Kun Hou Mining dans le Sud-Kivu, s’afficher avec des miliciens armés locaux et un travailleur chinois. Jeune Afrique a pu authentifier la photo. Celle-ci a été prise le 13 mai 2016 à 16 heures 22, en mode automatique – ouverture de la focale (f/2.8), vitesse de prise de vue (1/84) – par un appareil standard. Soit près de cinq mois avant l’interpellation de Franck Menard et de trois Congolais – Michel Liete Ttira wa Tuta, chef de division des mines du Sud-Kivu, John Tshonga, directeur de l’agence SAESSCAM spécialisée dans la gestion de l’exploitation minière artisanale dans le Sud-Kivu, et Adalbert Murhi Mubalama, ancien ministre provincial des mines  -, tous mis en cause directement ou indirectement dans le commerce de l’or dans la région. D’après des sources locales, les quatre suspects ont en effet été interpellés jeudi 27 octobre à la suite d’une mission d’investigation de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière, dépêchée en septembre à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, et dans le territoire de Shabunda. Dès le lendemain, ils ont été envoyés à Kinshasa pour être entendus par l’Agence nationale de renseignement (ANR).

2811-42773-rd-congo-la-production-de-cuivre-augmente-de-0-6-au-troisieme-trimestre_m« RD Congo: la production de cuivre augmente de 0,6%, au troisième trimestre« , rapporte l’Agence Ecofin. La RD Congo a produit, au troisième trimestre 2016, 268 393 tonnes de cuivre soit une augmentation de 0,6% par rapport au troisième trimestre 2015. L’information a été donnée par la Banque Centrale qui a souligné que, malgré cette augmentation, la production cumulée des trois premiers trimestres de l’année, a baissé de 10%, à 734 643 tonnes, par rapport à 2015. Selon l’institution financière, cette baisse de 10% est due à la baisse mondiale des prix du cuivre, qui a conduit plusieurs mines à suspendre la production. La RD Congo est le premier producteur de cuivre en Afrique.

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