Une première : Les confessions religieuses se réunissent pour protéger les forêts tropicales

Des responsables religieux et des représentants des communautés autochtones se sont rencontrés du 19 au 21 juin à Oslo, en Norvège en vue de lancer « l’Initiative interconfessionnelle pour la préservation des forêts tropicales (Interfaith Rainforest Initiative). Parrainée par l’ONU et la Conférence mondiale des Religions pour la paix, la rencontré était axée sur le sort des forêts tropicales qui recèlent près 92% des espèces animales et végétales de la planète. L’initiative est en partie inspiré par l’encyclique du Pape François « Laudato Si’»,

C’est en présence de sa Majesté le roi Harald V, de Norvège et son ministre du climat et de l’environnement, Vidar Helgesen, que les responsables religieux  musulmans, juifs, chrétiens, hindous, bouddhistes et taoïstes ont rencontré des peuples autochtones afin d’explorer des arguments moraux et éthiques permettant de protéger les forêts tropicales menacées de déforestation.

Une initiative sans précédent

Au terme de cette rencontre, il a été mis en place « l’Initiative interconfessionnelle pour la protection des forêts tropicales ». Cette dernière tentera d’apporter une attention morale nécessaire et l’engagement spirituel aux efforts mondiaux dans la lutte contre la déforestation et la protection des forêts tropicales fondamentales pour la vie humaine, la santé de la planète. C’est une première que les chefs religieux d’un large éventail de foi travaillent main dans la main avec les peuples autochtones, les principaux gardes forestiers du monde, pour faire appel et faire participer des milliers de personnes de foi à travers le monde pour défendre les forêts tropicales. « Nous nous engageons à créer une alliance internationale et multiconfessionnelle en faveur des forêts tropicales. Nous allons former nos dirigeants et éduquer nos fidèles sur l’urgence de protéger les forêts tropicales, de partager les connaissances issues du savoir traditionnel et de la science au service de la vérité, sachant qu’en l’absence d’une protection, d’un rétablissement et d’une gestion durable des forêts, il sera impossible de sauver la Terre de la dévastation associée aux changements climatiques », ont déclaré les participants.

La protection des forêts tropicales est fondamentale pour stopper le changement climatique

Avec leur capacité à stocker des milliards de tonnes de carbone, la préservation des forêts tropicales est largement considérée comme fondamentale pour stopper les changements climatiques. Beaucoup d’experts du climat notent que les forêts sont la seule approche éprouvée pour capturer et stocker de grandes quantités de carbone. Ainsi, l’élimination de leur destruction pourrait conserver les émissions de carbone à distance, en faisant des économies pour que le monde se transforme en un Avenir de l’énergie à faible teneur en carbone et joue également un rôle indispensable pour atteindre le carbone mondial. Citant les avantages spirituels, environnementaux, sociaux et économiques que fournissent les forêts tropicales du monde, les participants à la première Initiative interconfessionnelle pour la protection des forêts tropicales mettent l’accent sur la responsabilité éthique et morale commune de l’humanité de protéger les forêts tropicales.

Une mobilisation mondiale pour la survie de la planète

Les participants se sont engagés à prendre des mesures concrètes et collectives pour protéger, restaurer et gérer durablement ces forêts. L’appel a été lancé à toute personne de foi, de confessions diverses et de bonne volonté à rejoindre l’initiative. Certes, les communautés religieuses et spirituelles du monde ont longtemps abrité et protégé les forêts mais une mobilisation mondiale à grande échelle des communautés de foi s’avère nécessaire et révolutionnaire à la survie de la planète.

La RD Congo y a été représentée par le Père Rigobert Minani, Coordonnateur du Réseau Ecclésial pour le Bassin du Congo (REBAC), la Commission Episcopale pour les Ressources Naturelles en la personne de son Secrétaire Exécutif, M. Henri Muhiya, le pasteur Léon Lepamabila, Coordonnateur de la Commission Environnement et Climat de l’Eglise du Christ au Congo et M. Joseph Itongwa, membre du Comité Exécutif des peuples indigènes d’Afrique.

CERN

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